Alexis Degrenier – ‘Anatomie de la Mélancolie’
BIO
Solo pour percussions, voix, petits dispositifs électroniques et lucioles électriques.
Après son solo de percussions ‘La mort aura tes yeux’ (premier album) et les concerts intitulés ‘Membres miroirs, mouvements fantômes’ , Alexis Degrenier engage un nouveau cycle de création solo, en vue de l’enregistrement également d’un prochain album. Ce projet prolonge ses recherches sur le corps empêché, les affects sonores et les rapports entre geste et technologie, maintenant la tension entre présence et absence, lumière et ombre, parole et silence.
Après avoir exploré ces questions à travers trois duos avec Clara Lévy (Dispars), Radwan Ghazi Moumneh (‘Parler avec les mots des autres’) et Yann Gourdon (‘Pas est le Saut‘), Degrenier revient au solo pour interroger de manière plus radicale, la plasticité de son instrumentarium, le rendant plus mobile, fragile et ramifié. Le set mêle percussions et dispositifs électroniques : organelle, transducteurs, microphones, pédales — autant de prothèses soniques qui transforment le geste et déploient une figure de corps étendu.
Au départ de ce projet, l’obsession ritournelle de la gravure de Dürer, Melancholia I, et cette scène étrange hautement symbolique énigmatique, où le temps immobile de la mélancolie, côtoie la lumière et l’aube d’un espace ouvert, un Ouvroir comme aimait à le nommer Chris Marker.
Les outils de l’ange créateur côtoient les temps multiformes suspendus, le carré magique (l’astronomie), l’animal, et la géométrie représentée par cet étrange polyèdre central et si mystérieux.
De cette vision philosophique à ces éléments mathématiques il s’agit là d’exposer un affect questionné depuis l’antiquité, ô combien représenté de nos jours…
Ainsi ce solo explore la figure de “la mélancolie comme lumière de l’immortalité” autour d’un dispositif d’objets, de lumières, figures du temps comme les métronomes-horloges du précédent solo, et de petits dispositifs électroniques, fragilisant l’acte de création même par la position du corps empêché.
Ce solo interroge le paradoxe d’un corps épuisé qui devient saturé. Il s’agit d’habiter et d’éprouver ce dispositif à chaque représentation, d’explorer les micro-sons, la sur-amplification, la tension entre précision et débordement. La voix viendra également ouvrir un autre champ d’écoute : cris, souffles, balbutiements, langage retourné — une voix animale, en lutte avec le sens du monde qui l’entoure. De la nuit vient l’aube, et de la mélancolie la lumière. Faire de cet affect triste une puissance vitale lorsque celui-ci est traversé.
Ce travail prolonge une réflexion théorique menée dans le cadre de son enseignement à l’école d’art de Clermont-Ferrand (‘Lignes de coupure et effets d’affects’), qui explore l’idée que la coupure musicale « relie autant qu’elle sépare », de Pythagore à Kendrick Lamar, en passant par l’idée du continuum chez Ligeti, marqueur d’une “esthétique de la coupure”
Instrumentarium : tom basse préparé, caisse claire, 2 cymbales suspendues, objets (métal, bois, pierres), électronique (organelle, pédales d’effets, haut parleur à conduite osseuse), création lumineuse de lampes réactives aux percussions, sur batteries, petites incandescences, 3 microphones
crédits : co-production : GMEA – CNCM, Muse en Circuit – CNCM, Grame – CNCM et Murailles Music
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Solo pour percussions, voix, petits dispositifs électroniques et lucioles électriques.
Après son solo de percussions ‘La mort aura tes yeux’ (premier album) et les concerts intitulés ‘Membres miroirs, mouvements fantômes’ , Alexis Degrenier engage un nouveau cycle de création solo, en vue de l’enregistrement également d’un prochain album. Ce projet prolonge ses recherches sur le corps empêché, les affects sonores et les rapports entre geste et technologie, maintenant la tension entre présence et absence, lumière et ombre, parole et silence.
Après avoir exploré ces questions à travers trois duos avec Clara Lévy (Dispars), Radwan Ghazi Moumneh (‘Parler avec les mots des autres’) et Yann Gourdon (‘Pas est le Saut‘), Degrenier revient au solo pour interroger de manière plus radicale, la plasticité de son instrumentarium, le rendant plus mobile, fragile et ramifié. Le set mêle percussions et dispositifs électroniques : organelle, transducteurs, microphones, pédales — autant de prothèses soniques qui transforment le geste et déploient une figure de corps étendu.
Au départ de ce projet, l’obsession ritournelle de la gravure de Dürer, Melancholia I, et cette scène étrange hautement symbolique énigmatique, où le temps immobile de la mélancolie, côtoie la lumière et l’aube d’un espace ouvert, un Ouvroir comme aimait à le nommer Chris Marker.
Les outils de l’ange créateur côtoient les temps multiformes suspendus, le carré magique (l’astronomie), l’animal, et la géométrie représentée par cet étrange polyèdre central et si mystérieux.
De cette vision philosophique à ces éléments mathématiques il s’agit là d’exposer un affect questionné depuis l’antiquité, ô combien représenté de nos jours…
Ainsi ce solo explore la figure de “la mélancolie comme lumière de l’immortalité” autour d’un dispositif d’objets, de lumières, figures du temps comme les métronomes-horloges du précédent solo, et de petits dispositifs électroniques, fragilisant l’acte de création même par la position du corps empêché.
Ce solo interroge le paradoxe d’un corps épuisé qui devient saturé. Il s’agit d’habiter et d’éprouver ce dispositif à chaque représentation, d’explorer les micro-sons, la sur-amplification, la tension entre précision et débordement. La voix viendra également ouvrir un autre champ d’écoute : cris, souffles, balbutiements, langage retourné — une voix animale, en lutte avec le sens du monde qui l’entoure. De la nuit vient l’aube, et de la mélancolie la lumière. Faire de cet affect triste une puissance vitale lorsque celui-ci est traversé.
Ce travail prolonge une réflexion théorique menée dans le cadre de son enseignement à l’école d’art de Clermont-Ferrand (‘Lignes de coupure et effets d’affects’), qui explore l’idée que la coupure musicale « relie autant qu’elle sépare », de Pythagore à Kendrick Lamar, en passant par l’idée du continuum chez Ligeti, marqueur d’une “esthétique de la coupure”
Instrumentarium : tom basse préparé, caisse claire, 2 cymbales suspendues, objets (métal, bois, pierres), électronique (organelle, pédales d’effets, haut parleur à conduite osseuse), création lumineuse de lampes réactives aux percussions, sur batteries, petites incandescences, 3 microphones
crédits : co-production : GMEA – CNCM, Muse en Circuit – CNCM, Grame – CNCM et Murailles Music
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DISCOGRAPHIE

La mort aura tes yeux
Murailles Music / Standard In-Fi2022
LP / Digital
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