01/10/2026 / NEWSLETTER OCTOBRE 2026
NEWSLETTER OCTOBRE 2026
Bonjour tout le monde!
Octobre est là, et nous n’avons ni prédiction météo à vous faire, ni rien à ajouter que vous ne sachiez déjà sur l’état du monde. Mais il y a, malgré tout, de quoi nous réjouir, quelques musicien·nes auxquels nous sommes formidablement attachés, et dont nous sommes toujours heureux·ses de vous parler, encore et encore, chaque mois. Écoutez:
#01 Une belle volée de dates pour Zoe Heselton, artiste capable de libérer en un seul riff les forces conjointes du désordre propre au blues, au free jazz, au rock’n’roll et au flamenco. A voir en sola ou en dua, rêche, brute et terriblement hantée, ou en sextet avec les Sister Outsider, plus opulent et harmoniquement ouvragé, et toujours terriblement hanté.
#02 Radio Hito joue et chante des chansons très nues, très entêtantes et très troublantes, où tout se donne comme par télépathie pour habiter l’auditeur longtemps, longtemps, longtemps.
#03 Raphael Loher joue d’un piano réduit à rien, ouvert à tout, dont il tire une musique absolument pas bavardes aux variations pourtant tout bonnement infinies.
#04 Danse Musique Rhône-Alpes, grand délinquant conceptuel de la house-music savonneuse, animera l’anniversaire d’une des plus singulières et effrontées maisons d’édition de BD indépendante ‘Super Loto Éditions’. On voit partout des ballons de protoxyde d’azote, et on meurt d’envie d’en être.
#05 On trouve dans le Live-Cinéma de Vincent Moon, comme son nom l’indique, du cinéma vivant et de la musique vivante, alchimiquement entrelacées à des fins transcendantes, avec dans le viseur des révélations et des secousses par dizaines.
#06 Stranded Horse & Boubacar Cissokho, troubadours et griots, tressent à deux koras balades carillonnantes et stances cristallines, émouvantes et haletantes, profondément lumineuses.
#07 Nina Garcia joue une musique qu’on aime quand on lui a presque tout enlevé, qu’il ne lui reste plus qu’un jack mal branché dans un ampli hanté, une guitare décharnée, tous les fantômes du rock le plus bousillé, et du boucan le plus noir.
#08 Marion Cousin & Eloïse Decazes soumettent quelques chansons sans âge aux joies de l’aléatoire, des dérèglements rythmiques, harmoniques, et donnent à ce répertoire, dit traditionnel, l’air d’être éternellement en train de se rembobiner.
#09 Incantatoire et branlant, Milkweed prend le folk à son âge de pierre et le met à fondre. Il en résulte bien des hallucinations, bien des plaisirs, bien des effrois.
#10 Das Kinn met sans dessus-dessous la dance-music, le krautrock, le post punk, tout ce qui se passe en club, se trame en labo, explose en émeute pour des soirées qui font rire et tout trembler.
#11 Sourdure a épuré d’un coup toute la musique qu’il imagine, invente et amoncelle depuis quelques années dans un grand vivier de langues disparates ou bouillonnantes pour taper aujourd’hui du pied dans un idiome parfaitement personnel, quand même bien l’occitan, quand bien même le trad, quand bien même l’électronique, le hip-hop, la techno. C’est fermement tracé, réduit, essentiel. On y va!
#12 Une guitare magnétique et quatre amplis, une batterie magnétique non amplifiée, une prise électrique et deux bulbes qui chauffent et chauffent encore: c’est CHEVREUIL, un groupe comme une installation performative, et c’est leur grand retour après 20 ans d’absence, à ne manquer, comme on dit, SOUS AUCUN PRÉTEXTE.
#13 Eric Chenaux écrit des chansons d’amour fluides qui font wha-wha-wha et woooo-ouh-ouh-ouh, qui ont tout de bulles de savon cheloues et de montées très douces de drogues vous remplissant de chlorophylles, de clignotements étranges, et d’idées toutes neuves. Dans sa musique tout est véloce et ralenti en même temps.
#14 De Varsovie à Cracovie, 8 heures de voyage en train hors normes à travers les paysages polonais, rythmées par sept concerts de 5 à 15 minutes chacun, avec notre improbable héros Julien Desprez, qu’on retrouvera à son retour à Montreuil pour l’un de ces numéros de claquettes atomiques qu’on lui connaît, et dont on raffole.

