31/07/2026 / NEWSLETTER AOÛT 2026
NEWSLETTER AOÛT 2026
Cher·es ami·es, Adiu !
En ces temps écrasants, difficile de se réjouir d’un été qui viendrait effacer toutes les péripéties du monde. Comme le chante Sourdure, le poivre nous fait tousser. Espérons que ce soit sous l’effet du psychédélisme, avant que la fumée ne nous rattrape. On vous souhaite malgré tout un mois d’août plus que révolutionnaire, avec ces quelques révolutions ci-dessous :
#01 ‘Le Pebre‘ (poivre en occitan) est le 1er single extrait d’Outredore‘, nouvel album de Sourdure, à paraître sur Murailles Music & Pagans en septembre prochain, rejoint ici par Lisà Langlois (La Crue, Bòsc). Sur trois couplets mystérieux, ce tube caniculaire à combustion lente, esquisse quelques pas de menuet sur une marelle électro-minimale. Une petite révolution sensorielle hallucinée. → Dispo. sur les plateformes
#02 Le travail de Felicia Atkinson consiste peut-être, avant tout, à oser s’absenter, sinon disparaître, d’un paysage patiemment tissé à partir de bribes poétiques, de recueils sonores et de fils divers au point de jonction du réel et des imaginaires les plus fertiles (S.F) de la matière brute et des spéculations philosophiques.
#03 Stranded Horse & Boubacar Cissokho en des écrins divers mais toujours idéaux pour dérouler leurs mirifiques chansons pleines de lumières, subtilement changeantes, et de temps superposés, de géographies entrelacées aussi et d’émotions pleines.
#04 Le travail de Radio Hito, outre-blancheur poétique, minimalisme synthétique, sens de la mélodie indélébile, s’il continue sans conteste celui de toutes les grandes pionnières du son, affirme aussi une singularité qu’on peinera à définir sans risquer de la réduire. Allez voir.
#05 Eric Chenaux invente des durées insensées. Une guitare rebondissante, des rythmes plus qu’impairs, des mélodies imprévisibles, en sont les instruments de mesure excentriques. C’est sexy, c’est étrange, régulièrement drôle, et soudain émouvant.
#06 Bien malin qui décrira comme il faut la musique tordue de Das Kinn, qui saura y démêler quoi de l’art et quoi de la potacherie géniale, quoi du rock à son plus ouvertement idiot et quoi de la dance music à son plus cérébral, quoi de la pilule exhilarante et quoi du cran d’arrêt.
#07 C’est avec une désinvolture propre aux jeunes slackers géniaux d’antan et des lambeaux sonores plus que spectraux que Milkweed produit l’une des incarnations les plus vertes, drues et piquantes du trad. contemporain.
#08 Le Live Cinéma de Vincent Moon écarquille les yeux de l’Irlande avec sa grande roue libre d’images brutes et de musiques désentravées, vraie parade monstrueuse faites de prières et d’agapes et fête foraine baptismale, pas moins.
#09 On ne sait plus chez Julien Desprez, où s’arrête le corps (bruyant, pensant) et où commence l’instrument (dansant, pensant également). Présocratisme revigoré par les claquettes, jazz roué de coups de pieds jusqu’à ressembler au vacarme le plus primitif, spectacle total envisagé comme un grand strip-tease tout cru.

