01/07/2026 / NEWSLETTER ÉTÉ 2026
NEWSLETTER ÉTÉ 2026
Cher·es ami·es, bonjour, bonsoir, salut!
Ça fait déjà un bail qu’on mollit sous la chaleur mais d’un strict point de vue calendaire, l’été c’est tout juste maintenant. Voici pour vous y accompagner, quelques nouvelles, quelques rencarts, quelques réjouissantes nouvelles (ne boudons pas les réjouissantes informations). Au plaisir de vous voir, ici, là ou encore ailleurs, et bon été, donc, tout le meilleur!
#01 ‘Le Pebre‘ (poivre en occitan) est le 1er single extrait d’Outredore‘, nouvel album de Sourdure, à paraître sur Murailles Music & Pagans en septembre prochain, rejoint ici par Lisà Langlois (La Crue, Bòsc). Sur trois couplets mystérieux, ce tube caniculaire à combustion lente, esquisse quelques pas de menuet sur une marelle électro-minimale. Une petite révolution sensorielle hallucinée. → Dispo. sur les plateformes
#02 Le travail de Felicia Atkinson consiste peut-être, avant tout, à oser s’absenter, sinon disparaître, d’un paysage patiemment tissé à partir de bribes poétiques, de recueils sonores et de fils divers au point de jonction du réel et des imaginaires les plus fertiles (S.F) de la matière brute et des spéculations philosophiques.
#03 Stranded Horse & Boubacar Cissokho en des écrins divers mais toujours idéaux pour dérouler leurs mirifiques chansons pleines de lumières, subtilement changeantes, et de temps superposés, de géographies entrelacées aussi et d’émotions pleines.
#04 Les chansons de Borja Flames sont des chapelets égrenés en petits éboulis électroniques, psalmodies enivrantes déraillant soudain en brefs refrains sinon FM au moins XL, menacés par tout un tas de petits virus étranges plongés dans un bain de textures bouillonnantes.
#05 Le travail de Radio Hito, outre-blancheur poétique, minimalisme synthétique, sens de la mélodie indélébile, s’il continue sans conteste celui de toutes les grandes pionnières du son, affirme aussi une singularité qu’on peinera à définir sans risquer de la réduire. Allez voir.
#06 Nina Garcia fore et creuse l’une des musiques les plus radicales et nues qu’il vous sera donné d’entendre; une guitare pauvre, un ampli qu’on croirait vivant, des kilomètres de brume électrique et une intensité de tous les instants pour un vacarme bouleversant.
#07 Eric Chenaux invente des durées insensées. Une guitare rebondissante, des rythmes plus qu’impairs, des mélodies imprévisibles, en sont les instruments de mesure excentriques. C’est sexy, c’est étrange, régulièrement drôle, et soudain émouvant.
#08 On imagine bizarrement les tournées de Matt Elliott comme une seule et longue croisière en solitaire sur un vaisseau fantôme dont chaque escale serait dévouée à ce folk d’ambre, transi de vin noir et de coquelicot écrasé.
#09 Bien malin qui décrira comme il faut la musique tordue de Das Kinn, qui saura y démêler quoi de l’art et quoi de la potacherie géniale, quoi du rock à son plus ouvertement idiot et quoi de la dance music à son plus cérébral, quoi de la pilule exhilarante et quoi du cran d’arrêt.
#10 ÉVÈNEMENT Il y a quelques années, Vincent Moon a invité le célèbre musicien-producteur catalan Raül Refree et le chanteur et compositeur marocain Walid Ben Selim à improviser ensemble pour la Symphonie de Ségriès. Un duo est né ‘Ghazal’ et c’est autour de la poésie et de la musique arabe immémoriale (piano, chant, souffle vital) qu’ils se retrouvent à Barcelone pour une première mondiale, capturée en direct par notre grand sorcier caméraman.
#11 C’est avec une désinvolture propre aux jeunes slackers géniaux d’antan et des lambeaux sonores plus que spectraux que Milkweed produit l’une des incarnations les plus vertes, drues et piquantes du trad. contemporain.
#12 Le Live Cinéma de Vincent Moon écarquille les yeux de l’Irlande avec sa grande roue libre d’images brutes et de musiques désentravées, vraie parade monstrueuse faites de prières et d’agapes et fête foraine baptismale, pas moins.
#13 On ne sait plus chez Julien Desprez, où s’arrête le corps (bruyant, pensant) et où commence l’instrument (dansant, pensant également). Présocratisme revigoré par les claquettes, jazz roué de coups de pieds jusqu’à ressembler au vacarme le plus primitif, spectacle total envisagé comme un grand strip-tease tout cru.

