‘plaisirs synthÉtiques’

4 artistes au choix : LUCIE ANTUNES / MARC MELIÀ / BORJA FLAMES / JERUSALEM IN MY HEART

Volons vers les musiques du futur, laissez vous transporter par des musiciens prophètes et espiègles, et goûtons à leurs trips sans acide quoique savoureusement protéinés.

• LUCIE ANTUNES (fr)

Sergeï’ est le personnage imaginaire créé par Lucie Antunes. Il nous emmène au cœur des traversées sensorielles, universelles, à travers une musique cinématographique et dansante.

Lucie s’inspire des précurseurs de la musique répétitive tels que Steve Reich ou Terry Riley, pour la composition de ses morceaux. Percussionniste de formation issue de la musique classique/contemporaine, elle crée, dans le style de John Cage, de nouvelles matières sonores grâce au mélanges de sons acoustiques, d’objets de récupérations et de sons électroniques. Au rendez-vous dans nos oreilles pour accompagner ce voyage : ondes Martenot, vibraphone, marimba, prophet 6, moog, glockenspiel, percussion, tubes de canalisations et métaux en tous genres, batterie, voix et vidéos.

Et le résultat de tout ce joyeux bordel est une musique proche de l’électronique minimale.

FORMATION
Duo
Lucie Antunes : vibraphone, synthétiseur (prophet 6), spd, percussions, batterie
Jean-Sylvain Le Gouic : marimba, moog, basse, batterie, percussions et modulaires, vidéos

Quatuor
Lucie Antunes : vibraphone, synthétiseur (prophet 6), spd, percussions, batterie
Jean-Sylvain Le Gouic : percussions, glockenspiel, spd, basse, batterie
Nathalie Forger : ondes martenot

• MARC MELIÀ (es)

À l’inverse de la très grande majorité des concerts de musique électronique aujourd’hui, Marc Melià fabrique littéralement chaque chanson à la main, de manière totalement artisanale sans jamais s’en remettre à des séquences pré-enregistrées. Il y naturalise ce qui est synthétique, humanise ce qui est robotique, révèle la beauté d’une musique à travers des sons de nature froids et sans émotions. Dans Music For Prophet’, se trouve mis en scène cette dichotomie entre une volonté d’être réel et l’impossibilité d’échapper à la nature artificielle de son être; comme lorsque Rachael se rend compte qu’elle est un Réplicant dans le film Blade Runner de 1982.

« Marc Melià, petit bijou Belge, incarne la douceur volubile. On eu plaisir et fascination a écouter les titres de son premier album, créés en l’honneur du Prophet, l’un des synthétiseurs phares de la musique analogique. Un voyage imaginaire épique et un artiste à suivre au millimètre. » RADIO NOVA

FORMATION
Marc Melià : Synthétiseur (prophet 08)

• BORJA FLAMES (es)

Nous nous étions à peine relevés de ‘Nacer Blanco’, que Borja Flames ressort d’un bond de son drôle d’atelier, hirsute comme jamais, un nouveau monstre sur les bras. ‘ROJO VIVO’ est un album authentiquement cinglé, et doublement cinglé; une oeuvre de trouble et de plaisir, un grimoire numérique qu’on doit feuilleter à l’envers pour déchiffrer d’improbables chansons futuristes comme troussées par un Moondog technoïde, apprendre des danses absconses en même temps que certaines vérités neuves sur les soucoupes volantes, s’enivrer de mélopées dodelinantes arrachées à quelque continent noir de science-fiction, se fabriquer des idées folles à propos du folklore ordinateur.

« Ces frénésies binaires (quoiqu’accidentées), sorte d’acid-house fourmillante, quelque part entre Juana Molina et Sharanjit Singh, semblent dictées par le propos, engagé, fredonné en litanies espagnoles. Cet album de derviche synthétique, où respire le plaisir ludique de découvre boîtes à rythmes et arpégiateurs, pour la suite discographique d’un musicien peu attendu dans ce costume électronique, la tête hors-cadre dans un réifié par la technologie et le capitalisme. On prend plaisir à l’entendre ainsi habiter la machine, en suave saboteur. » MAGIC RPM

FORMATION
Borja Flames : voix, guitare, kalimba, clavier
Marion Cousin : voix, clavier, percussions
Paul Loiseau : percussions, batterie électronique
Rachel Langlais : claviers, voix

• JERUSALEM IN MY HEART (LB/CA)

JERUSALEM IN MY HEART

La musique de JIMH repose sur un métissage de chants mélismatiques arabes, de bouzouki et de traitements sonores résolument contemporains: synthétiseurs modulaires, bancs de filtres, bruitisme électroacoustique, échantillonnages, etc. La musique enregistrée de JIMH rend hommage aux sons bruts et distorsionnés de la cassette audio, pilier de la culture musicale arabe, sur un fond de musique électronique contemporaine. Les paroles de Moumneh, profondément expressives, laissent transparaître son engagement sociopolitique: l’œuvre de Moumneh « est empreinte d’émotion et d’une ardente nostalgie », selon The Wire; « [une musique] actuelle et urgente qui se situe, d’un pas assuré, au carrefour du personnel et du politique », dit Ad-Hoc.

«Le « Bouzouk granulaire » de Jerusalem In My Heart, musicien singulier qui, depuis ses débuts en 2005, aime à varier les performances, donne des concerts à chaque fois différents (impliquant de 2 à 24 personnes en fonction de la mise en scène choisie). Radwan Ghazi Moumneh a longtemps refusé d’enregistrer, de documenter son chant, c’est seulement son deuxième album en plus de dix ans.» Les Inrockuptibles

FORMATION
Radwan Ghazi : chant, modulaire, synthés, oud, bouzouki
Erin Weisgerber : projection 16mm

→ Contact Booking : amaury.muraillesmusic@gmail.com