Buy
  • 1_ Into the Sea
  • 2_ Be Mine
  • 3_ When You’re Near
  • 4_ Easter Story
  • 5_ Seeing It
  • 6_ After Dark
  • 7_ Weeping Willow
  • 8_ You Can Make Me Feel Bad [Arthur Russell cover]
  • 9_ Paper Tiger
  • 10_ Birdsong
  • 11_ Ordinary

Press

  • MAGIC RPM

    "Malgré l’aisance de ces trois musiciens, aucune volonté de surenchère technique n’effleure un disque paisible et minimaliste. Toute la beauté d’Arrest repose sur l’impression de liberté qui en émane. Le choix des sonorités et des instruments, l’aisance mélodique, le goût de la surprise et des silences… Aucune chance d’avoir écouté une telle curiosité dans les habituels disques d’indie folk lénifiants."

  • LA BLOGOTHÈQUE
    "Comme son nom l’indiquerait presque, la musique de Powerdove joue sur des terres de contrastes. C’est une caresse dans la tempête, une berceuse chuchotée dans le fracas, la douceur qui se pose sur un terrain accidenté. La voix douce et incroyablement sûre d’elle d’Annie Lewandowski qui passe, imperturbable face aux chocs, aux coups, aux épilepsies des instruments martelés par Thomas Bonvalet."
  • SONIC MASALA (UK)
    {:en}"Arrest is taking the lilting, plaintive, playful machinations of the likes of Joanna Newsom or Joan As Police Woman, then driving it gleefully through a gauntlet of homemade vibrations, fabrications and laments. What remains is an album that is as abrasive as it is comforting; bracing even as it embraces. Its a truly wonderful experience that deserves to ferment, grow, and soar."{:}
  • LABEL POP FRANCE MUSIQUE

    "Entre mélodies et dissonances, pop rectiligne et comptines désarticulées, Powerdove a trouvé un chemin passionnant."

  • WIRE (UK)
    {:en}"On their third album, this trio stir up a thick, unclassifiable brew of contrasts. Through 11 taut tracks they reference the classical avant garde, 1970s prog folk, free improvisation and 1980s post-punk – there’s even an Arthur Russell cover."{:}
  • NEW NOISE
    "C’est tout à la fois lumineux, grave, posé et merveilleusement introspectif. On craque immédiatement sur 'Be Mine', une chevauchée presque krautrock qui évoque le Yo La Tengo chétif mais fiévreux des débuts. On reste interdit sur 'After Dark', 'When You're Near’, 'Into The Sea', ballades à la fois douces et menaçantes, mais aussi sur ce 'Weeping Willow' tout en nerfs, vibrant comme une corde trop tendue."
  • dMute
    "Arrest est un cabinet de curiosités où s'empilent les vieilles boites à musique, les métronomes défectueux et les instruments les plus originaux... Seul le chant terrien et poétique d'Annie Lewandowski reste tel un fil d'ariane indéfectible dans les méandres de cette musique nouvelle."
  • CHRO
    "La beauté est une notion abstraite, une satisfaction désintéressée. Elle n'est pas obligatoirement cette idée harmonieuse et attirante évoquée par Edmund Burke, qui l'oppose au sublime, disproportionné et terrible. Portée par la voix d'Annie Lewandowski, la musique de Powerdove est une chose superbe, qui n'a que faire des canons esthétiques classiques et ne saurait se résumer à la rencontre triviale de la fragilité et de la vigueur."
  • THE DRONE
    "Les miniatures de bruits et de douceur qui composent 'Arrest' sonnent moins comme des pénibles déconstructions que comme des évidences, extraites de quelque couloir secret de la lignée la plus ancestrale de la musique américaine."
  • STARWAX MAG
    "Oscillant en permanence entre le calme et la tempête, cet album tout en tensions et relâchements touche droit le coeur de l’auditeur par se justesse et sa simplicité et se révèle rapidement addictif, à l’image de ‘Easter Story’ qui tient d’ores et déjà la pole position pour le tire de chanson crève-cœur de l’année."
  • LONGUEURS D'ONDES
    "Cinquième album pour Annie Levandovski et toujours cette sensation d’une musique oscillant entre folie douce et avant-gardisme mutant. Sous le nom de code Powerdove, l’Américaine propose effectivement un maelström qui inquiète autant qu’il fascine : folk planant, décharges électriques impromptues, cassures barbares, rêveries fantasmagoriques."
  • INDIEROCKMAG
    "Ces trois oiseaux sauvages ont la particularité de ne pas voler droit. Sous l’attrait de leur parure irisée ils cachent un caractère difficile dont leur musique transpire, par alternance ou simultanément, les contradictions. D’une beauté rugueuse..."
  • K-FUEL
    "Un voyage en émeraude. Ce disque devrait permettre à de nombreux musiciens folk de se remettre en question car oui il est toujours possible de changer les règles du jeu. Bande son idéale pour relire le précieux ouvrage de Louis-René des Forêts, le bien nommé « Un malade en Forêt »."
  • À DÉCOUVRIR ABSOLUMENT
    "Chez ​Annie Lewandowski, tout nous ramène à l’émerveillement originel procuré par l’horizon des possibles, par l’instantanéité d’une période humaine sans crainte ni obligatoire questionnement adulte : un balancement entre la virginité enfantine et les fiévreux cauchemars de l’âge « responsable » que nous avions déjà croisé dans le séminal 'What Would The Community Think' de Cat Power."
  • TOME TO THE WEATHER (...)
    {:en}"Arrest is full of these brilliant moments where sound comes from all angles, being played in highly complex, rhythmic and idiosyncratic melodies by Lewandowski, Deerhoof's John Dietrich and multi-instrumentalist Thomas Bonvalet."{:}
  • THE DRONE
    "Le morceau 'Be Mine' dégage cette impression très frontale et abrupte de ne pas vouloir perdre de temps, de nous faire courir dans tous les sens, ou de vouloir fuir très loin, il n'y a pas vraiment de début, pas vraiment de fin: on en est presque un peu sonné, comme laissé au bord de la route  empruntée pour partir en vacances à la campagne, on ne sait pas trop où on va, on est un peu effrayé mais aussi très heureux."
  • LET'S KISS AND MAKE UP

    "L'album va son chemin entre attaques de diligence et nuits à la belle étoile. Ça gronde parfois, à d'autres moments ça dit oui et ça respire profondément. (...) 'Arrest' peut paraître indomptable : il l'est. Mais il se laisse approcher pour peu que l'on accepte d'avancer désarmé vers lui; il nous emporte alors sur son dos et c'est peu dire que le voyage est grisant."

499

Powerdove
Arrest

MM011
09/15/2014

Annie Lewandowski (piano, accordéon) est une improvisatrice fameuse que l’on a notamment croisée aux côtés de quelques héros immortels comme Fred Frith, Charles Hayward, ou Chris Cutler. Elle fut également de l’aventure des Curtains du génie Chris Cohen. Depuis 2007, sous le nom powerdove, elle s’épanche aussi le long de belles chansons poétiques, sensibles et réflexives à la fois, qu’elle chante gracieusement, sans tapage, en s’accompagnant à l’accordéon bourdonnant.

Après un EP autoproduit ‘Live from the Maybeck House‘ et l’album ‘Be Mine‘ (Circle into Square, 2010) avec Alex Vittum à la batterie et Jason Hoopes à la basse), elle enregistre le très beau ‘Do You Burn?  (Murailles Music / Africantape, 2013) en compagnie de l’américain John Dieterich (Deerhoof, Gorge Trio, Colossomite) et du français Thomas Bonvalet (Cheval de Frise, L’Ocelle Mare, croisé aussi avec Radikal Satan ou Arlt). Colossale surprise, où l’on découvre éberlué un art fragile de la popsong idéale (lyrics concis et poétiques, mélodie attrape-coeurs, émotion directe) chahuté avec un naturel confondant par le vocabulaire hirsute des musiques savantes ou improvisées.

Avec ‘Arrest‘, powerdove reconduit la formule et la renouvelle pourtant. Enregistré en un jour (!) à San Francisco par Ian Pellicci, c’est un disque de ballades dira-t-on, douces et dangereuses comme autant de baisers volés, sensuelles et porteuses de menaces, charriant en leurs ombres nombreuses les affres à venir forcément, abandonnées à tous les périls, à tous les vents mauvais mais aussi à toutes les joies, haut les coeurs et au mépris du raisonnable.

Le chant terrien d’Annie (lignes claires tirée d’un geste sûr à l’orée du souffle, sans effet, sans vibrato, presque sans poumon) confère aux morceaux un réel sentiment d’intimité. Mais une intimité inquiète, grondante, à deux pas des radiateurs qui chuintent et des monstres qui se frappent le ventre sous le lit, derrière l’armoire, dans le robinet qui fuit. Dieterich, quand il ne tire pas de sa guitare électrique de très étranges accords clignotants, alternant cadences baroques, abstractions pures, et motifs avant-pop fait résonner les harmoniques d’un dobro très peu orthodoxe entre les coups de semonce d’un Bonvalet toujours aussi bagarreur et tendre (bagarreur, parce qu’il faut l’entendre malmener son banjo détuné, faire aller ses boites à musiques saturées, taper des pieds, taper des mains, s’époumoner dans son orgue à bouche, faire grésiller, trembler et rendre gorge à tout ce qui lui tombe sous la main, y compris le temps lui-même, déjoué à coups de métronomes contradictoires, tendre dans sa très délicate manière de célébrer sans la ramener les forces de l’intranquillité, l’amour du vacarme et, passant, de documenter le silence à la fois comme une matière, une durée, une géographie).

Ajoutons à cet égard, que ce qui frappe justement ici, est que tout est immédiatement émouvant. Pas seulement, donc, les chansons en elles-mêmes, évidentes, un peu frêles, pas si éloignées en leurs fléchissements divers, leur justesse sans manières, leur honnêteté, de celles d’une Sybille Baier par exemple. Mais aussi le moindre bruit, le moindre souffle, le moindre râclement, traités avec la même intensité sentimentale que les mélodies radieuses ou que les couplets amoureux. Larsen, feedback, percussions arythmiques, distorsions, tout concourt à un très surprenant bruitisme affectueux et radieux, qui va droit au coeur.

‘Arrest‘ est un disque bref (33 minutes entêtantes et maboules), exaltant parce qu’intrigant de bout en bout et profondément, « réellement » mystérieux. Pas d’énigmes, pas de rébus, pas de surréalisme fastoche ici mais bel et bien la lutte commune de trois individus profondément engagés, qu’on sent là, partageant le même espace, tout en nerfs, en chair et en souffles tissés, qui se cognent le Vivant à mains nues, avec ses aspérités, ses humeurs changeantes, ses très heureuses contradictions.

Performers are:
Annie Lewandowski
: voice, piano, accordion
John Dieterich : guitar, dobro
Thomas Bonvalet : «Stringin’ It», audio Ducker, feet tapping, hand clapping, mouth organ, amplified office bell, six string banjo, metronomes with bell, drum skin, concertina, amplified harmonica, jay bird call, dry poppy pods plectrum, harmonica reed, componium, microphones, amps

All songs © powerdove (ASCAP) 2014, except «You Can Make Me Feel Bad» Arthur Russell © Audika Records 2004

Recorded by Ian Pellicci at Tiny Telephone (San Francisco, USA) July 2013
Mixed and Mastered by powerdove, 2013

Artwork and design by Mark Beyer

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